Véhicules en difficulté à Port-au-Prince : carburant, routes et insécurité compliquent la circulation

Port-au-Prince, septembre 2026. — Les automobilistes et les chauffeurs de transport en commun font face à une situation particulièrement difficile dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Entre les problèmes liés au carburant, les contraintes de circulation, l’état de certains axes routiers et l’insécurité, l’utilisation des véhicules devient de plus en plus coûteuse et risquée.

Ces dernières semaines, des transporteurs ont notamment signalé des problèmes mécaniques qu’ils associent à la qualité du carburant vendu dans certaines stations-service. Le Secteur du Transport Terrestre Haïtien (STTH) affirme avoir reçu plusieurs témoignages concernant des automobiles et des motocyclettes ayant connu des problèmes après avoir fait le plein. Ces informations restent toutefois des signalements du secteur et nécessitent des vérifications techniques pour déterminer précisément les causes des pannes.

À cela s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement et le coût du carburant. En juin, plusieurs stations de la région métropolitaine avaient connu des ruptures ou des stocks limités, entraînant de longues files d’attente et une pression supplémentaire sur les chauffeurs.

La sécurité constitue également une préoccupation majeure pour les conducteurs. Sur certains axes reliant les communes de la région métropolitaine, les contraintes sécuritaires peuvent rendre les déplacements difficiles et obliger les chauffeurs à modifier leurs itinéraires ou à réduire leurs activités. Le secteur logistique indique en septembre que le transport routier demeure possible sur les principaux axes du pays, mais avec des contraintes sécuritaires persistantes.

Pour les propriétaires de véhicules, les conséquences sont nombreuses : augmentation des dépenses de carburant, entretien mécanique plus fréquent, risque de dommages au véhicule et difficultés à circuler normalement. Pour les chauffeurs de transport public, ces coûts supplémentaires peuvent également affecter directement leurs revenus et le prix payé par les passagers.

La situation touche donc non seulement les véhicules, mais également toute l’économie urbaine. Lorsque les véhicules circulent moins, les travailleurs ont davantage de difficultés à se déplacer, les marchandises arrivent plus difficilement sur les marchés et les coûts de transport peuvent augmenter.

Face à cette situation, les chauffeurs et les automobilistes attendent des mesures permettant d’améliorer la sécurité des axes routiers, de garantir un approvisionnement régulier en carburant et de renforcer le contrôle de la qualité des produits pétroliers.

À Port-au-Prince, la mobilité reste ainsi confrontée à plusieurs obstacles simultanés. Pour les conducteurs, maintenir un véhicule en circulation devient un véritable défi quotidien.